Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

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Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par Invité le Jeu 26 Juil 2007 - 10:15

3 Semaines de rêve en Chartreuse, sur le Guiers vifs, le Guiers mort, l’Herretang et le Guiers.



Les conditions climatiques étant très variables, beaucoup de pluies, des orages, du vent, des grosses chaleurs, étiage, crues, durant cette période, j’ai eu droit à toutes les configurations possibles pour pratiquer ma pêche, super intéressant pour progresser, en se remettant en question chaque jour.



Mardi 3 juillet 2007 :

Le temps est pluvieux, l’eau légèrement piquée et haute pour la saison, très fraîche. Je suis sur le Guiers, le No-kill de Miribel, au début du parcours. Les poissons sont assez difficiles, c’est sur les bordures que l’on peut les pêcher. Cela fait une heure que je suis dans ma pêche, quand une voix m’interpelle : Léo débarque avec le président de l’APPMA, Francis. Génial on va pêcher ensemble. Ils ont pris leur fouet, et c’est une après-midi de rêve qui démarre. Sur notre portion, le Guiers de divise en deux, 1 veine à gauche, une autre à droite.Le plaisir est partagé, les prises se succèdent pas très grosses, à 3 on s’est régalé sans jamais se gêner, un vrai bonheur. Fin de journée, il est 21.00, temps de se quitter.



Mercredi 4 et jeudi 5 juillet 2007 :

Les eaux sont très fortes, beaucoup de pluies, c’est donc pêche aux vairons avec ma fille de 7 ans et demi. Un grand moment également car bien qu’ayant pris ma grise, j’avais oublié qu’un enfant c’est 100 % avec qu’il faut être, et donc pas de pêche pour moi. La joie de la voir enchaîner les prises, les emmélages, est un vrai plaisir. Vivement qu’elle grandisse pour commencer à l’initier aux appâts naturels…



Vendredi 6 juillet 2007 :

Rendez-vous pris avec Léo sur le Guiers vif. L’eau est légèrement piquée, assez haute et surtout très froide. Le temps que le maître arrive, je m’essais au ver avec succès. Une dizaine de truites plus tard, enfin il apparaît. On discute un peu, il pêche en sèche, moi toujours au ver, et puis il me donne une nymphe : « Tiens essaye ça ! ». Un peu dubitatif, je finis par la monter, et au 3éme lancé, boum, pendu. Impressionnant. En 30 mn, c’est une quinzaine de poissons piqués. La nymphe ça déménage. Ensuite on bouge, mon guide improvisé me montre quelques jolis coins sur une petite rivière. Ca ne paye pas de mine, mais quand un ombre noir de 40 cm environ au moins a tapé, fait une chandelle, pris l’aval et décroché, la pression est fortement montée. Une petite rivière pleine de surprises. On y rencontre d’ailleurs Francis, puis tous les 3 on termine sur le Guiers mort. Une superbe journée découverte, merci à toi Léo.



Samedi 7 juillet 2007 :

Les eaux ont bien baissées en 3 jours, le temps est enfin très clair, les poissons un peu calés. Une journée difficile, mais un bel ombre d’entrée avec une nymphe blanche de Léo, puis une truite de 17/18 cm, attaquée par une très grosse, au moins 55/60 vu les mâchoires. Toi ma belle, je reviendrai te tenter. Perte de ma nymphe, j’essaye au ver, rien, retourne un caillou, ramasse des portes bois. Le festival, sur les bordures des truites, dont une seule à 35, le reste assez petit, les beaux poissons sont calés. Les ombres sont dans les courants, pas très gros non plus. Une bonne journée malgré tout, qui confirme que sur ces rivières non perturbées par EDF, le retour au calme après une crue, et la clarté des eaux rend la prise de beaux poissons difficiles. Juste le temps qu’ils se réadaptent aux conditions normal, comme le lendemain par exemple.



Dimanche 8 juillet 2007 :

Exceptionnel ! Le temps est couvert, il y aura de gros orages en fin de journée. Le débit est un peu haut encore, l’eau claire. 9 poissons à plus de 40 cm. La journée commence là ou j’ai terminé mon parcours hier. Un caillou immergé, un remous derrière, premier passage rien, deuxième passage bing pendu. C’est lourd, très lourd, calé en plein courant, je descends un peu, ça reste au milieu. Je le travaille un peu, une chandelle, hop courant de nouveau, puis bordure opposée, c’est un joli poisson, bagarreur, puis clac : cassé !!! Non, mon hameçon s’est ouvert sur la bête. Je bougonne, sorts la pince à plombs, le redresse. Je suis c.., canne très haute ça ne serait peut être pas arrivé. L’émotion passée, je remonte un porte bois, lancé, dérive et boum : un ombre de 45 cm, noir magnifique. 10 mètres de descente pour le cueillir, je le décroche, l’oxygène, contrôle sa récupération, remonte mes 10 mètres me reposte, et recommence la même dérive. Boum, un deuxième, même cinéma, descente, capture, relâche, oxygénation. C’est 6 fois de suite que ça arrive, j’en ai mal au bras. J’ai troqué mon Ritma 72 pour un moulinet Ultra-Légér, et avec ma grise, j’ai gagné en efficacité : lancé plus long, dérive immédiatement opérationnelle. En descendant un peu, je tape un autre gros poisson, une truite mâle de 45 cm, une splendeur. Piquée sur la bordure opposée, elle se cale au milieu dans le courant, et en lui mettant un peu la pression, demi-tour et descente. Je cours derrière, elle tente de tirer profit d’un caillou immergé, je la bride, elle n’a pas pu gagner sa cache. Nouvelle descente, mais cette fois je suis maître, je la récupère 10 minutes plus tard, à 30 mètres en dessous de l’endroit ou je l’ai piqué. Bisou et remise à l’eau. Je suis en harmonie avec cette rivière, c’est le bonheur simplement. Remontage de mon bas de ligne, il a un peu souffert, je me reposte, lancé, dérive et reboum : sa copine, une femelle de la même taille, mais au forme beaucoup plus généreuse, dodue à souhait, une merveille. Le poste que je prospecte est assez profond, courant en tête, puis ça se calme, il fait environ 100 mètres. Les ombres étaient postés au début dans les zones rapides, les truites sur la portion intermédiaire, calme, et en fin de lisse, là ou le courant se ré accélère, à nouveau des ombres. C’est dimanche et c’est un plaisir de ne pas être tout seul. Un moucheur est là avec moi depuis une bonne heure, il pêche en nymphe mais ne fait rien. Il assiste à mes captures successives, et me demande s’il peut partager ce poste avec moi : no problemo. Je vais me restaurer un chouya, puis reviens. Les ombres sont maintenant à table en surface, ça gobe à fond. Je conseille à mon moucheur de se monter en sèche, avec une mouche assez claire. Bingo, les captures s’enchaînent, il est aux anges. Je descends prospecter la zone aval : de forts courants avec pas mal de cailloux immergés. Le résultat ne se fait pas attendre, un poisson à chaque dérive, truites et ombres. Des ombres très différents, tantôt dorés, noirs ou argentés, ça pète bien ! Une quinzaine de poissons plus tard, je file sur le beau trou juste plus bas. Celui là je le connais bien, un passage, deux trop léger. Je ré alourdis ma plombée, relance et boum, pendu. 15 minutes pour sortir la seule arc du parcours, un mâle de plus de 45 cm, déjà piqué à l’ouverture et qui a pris au moins 10 cm, du vrai bonheur. Les prises vont continuer à s’enchaîner. En aval un autre moucheur s’est installé, il prospecte à la NAF, et pour lui aussi les prises s’enchaînent. Pour ma part ça se calme, bizarre, je lève un plomb et là le festival recommence. Légèreté égale attaque, hé hé. Mon moucheur remonte, on se croise, se salue, lui part au dessus, moi je continues ma descente. Encore une dizaine de poissons, puis il commence à faire noir. Les éclairs zèbrent le ciel, le tonnerre gronde, il est temps de plier rapidement. Plus d’une quarantaine de poissons, et des géniteurs magnifiques. Le No-kill est une solution géniale pour satisfaire les pêcheurs et permettre à une rivière de voir sa densité de poissons augmentée. Une journée extraordinaire, la meilleure de l’année sur le Guiers.



Lundi 9 juillet 2007 :

Encore de très grosses précipitations, des orages, il n’y a rien à faire ici en Chartreuse aujourd’hui pour satisfaire sa passion, alors ce sera visite chez Dominique au magasin de pêche sur Grenoble, taillage de bavette et achat de matériel. Puis, comme j’y suis, petite virée sur l’Eau d’Olle pour pêcher une heure, juste avant l’orage. Toujours aussi beau ce petit torrent, mais que l’eau est basse, EDF ça tue! Quand même 5 poissons, dont une belle truite décrochée qui faisait au moins … 20 cm. Ca change des grandes rivières.



Mardi 10 juillet 2007 :

Il pleut et il fait très frais pour la saison. Le Guiers mort et le Guiers sont toujours impêchables, eaux hyper chocolatées. En revanche le Guiers vif, bien que très haut, froid et piqué me donnera 3 ombres et 11 truites en 3 heures de pêche, uniquement sur les bordures. Je ne sais pas comment on dit fou furieux en savoyard, mais c’est ce qu’on dû penser les gens du coin en me voyant pêcher. J’espère que ça ira mieux demain.



Mercredi 11 juillet 2007 :

Départ assez tôt, enfin il y a du soleil, ça commençait à manquer, par contre côté températures, on repassera. Direction le Guiers, le No-kill : eau très froide et bien que légèrement piquée, encore trop haute. Ca sera le Guiers vif, aujourd’hui comme hier. Quelques passages, quelques poissons pas très grands, truites et ombres. Et puis boum, du lourd, très lourd. Je ramène doucement, ça se bat à peine. L’eau est encore haute et piquée, et seulement à 3 mètres de moi je comprends : un requin marteau. Une grosse truite d’à peu prés 50 cm, avec une gueule comme un marteau, sauf que le marteau est une truite de 15/20 cm. Elle a été chopée en travers, et la grosse ne la lâche pas, sauf une fois prés du bord, la petite reprend sa position normale, et la grosse revient dessus pour l’attaquer une deuxième fois. Incroyable, finalement devant cette proie lui échappant, elle retournera dépitée en chasse plus bas, dans les courants. Quant à la petite truite, malheureusement, c’est au paradis des truites qu’elle est, les tripes à l’air. Cela m’étais déjà arrivé sur la basse rivière d’Ain, mais la proie était un chevesne de 30 cm et son prédateur une truite d’au moins 60 cm, sa perte fût moins douloureuse. C’est cruelle la nature…



Jeudi 12 juillet 2007 :

Enfin, le No-kill du Guiers à Miribel ressemble à quelque chose, les eaux sont correctes, mais très fraîches, finalement très peu d’activité, et surtout un sale vent remontant empêchant de bien pêcher. Je tente quand même, mais pas moyen de sentir quoi que ce soit. Je fais quand même une truite de 30 cm, puis capitule et file sur le No-kill des gorges du Guiers mort. Pique-nique, 14 truites plus tard, je retourne faire le coup de fin d’après-midi sur le parcours de Miribel. Le vent est tombé, ça s’agite un peu, encore une dizaine de poissons, truites et ombres, et la visite du président Francis, on papote. Une petite journée.



Dernière édition par le Jeu 26 Juil 2007 - 10:17, édité 1 fois
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par Invité le Jeu 26 Juil 2007 - 10:17

Vendredi 13 juillet 2007 :

Pas de loto pour moi, sans jouer, on ne peut pas gagner ! Temps superbe, mais encore du vent qui descend cette fois ci. Un peu moins gênant, mais dur dur quand même. 9 poissons sur 2 heures de pêche. Léo me téléphone et débarque, il est fatigué, pas mal de travaux pour lui cette semaine, il ne pêchera pas, étant juste venu me faire coucou. Je retente une demi-heure, mais nada. Je fais un break manger, et observe un moucheur en NAF : Yann CALERI, le vice-président, champion du monde de pêche à la mouche par équipe. Le président arrive lui aussi, et on entame une longue conversation sur la pêche, les bienfaits du No-kill, ces gars là ont des idées qu’il serait bien de généraliser. Un jour peut être on aura des rivières 1ère catégorie ou l’usage de l’hameçon sera sans ardillon obligatoire, le nombre de capture limité à 2 poissons par jour, 15 sur une saison, carnet de capture obligatoire, et puis l’obligation de retirer les gros poissons de plus de 50 cm pour le Guiers par exemple, car leur reproduction est faible au regard du côté prédateur. Un jour peut être en achetant son permis, on aura une formation obligatoire sur la connaissance des rivières, des poissons et des bons gestes pour le respect. Ce même jour, on aura une gestion des rivières comme en système de jachère, avec 2 sur trois en No-kill intégrale pour les régénérer, et celui qui voudra se délecter d’un bon poisson ira dans les rivières ouvertes à la capture…Il est incroyable qu’au 21ème siècle ; il y est encore des pêcheurs qui prétendent que les No-kill ne servent à rien, quand on voit les densités sur ces parcours, on comprends que la prédation de l’homme est très lourde sur les portions sans restrictions. Sur le Guiers, par exemple, une truite de 25 cm ne s’est reproduite qu’1 an, et n’atteindra jamais la taille de 40/45 cm, pic de fécondité, car la maille légale l’en empêchera. L’Hommo predatorus lui est en règle…L’après-midi, seulement 5 poissons, puis une très belle, impossible de la sortir de son courant, décroche après 5 mn. Quand le poisson ne vient pas à toi, va à lui…



Samedi 14 juillet 2007 :

Temps toujours superbe, mais encore du vent l’après-midi. Ceci dit, un matin bonheur de 10 heures à 15 heures 30, de magnifiques truites prises sur le parcours No-kill de Miribel, à la mouche naturelle. Super, la plus belle faisait 43 cm, et seulement 3 ombres aujourd’hui. Une bonne rencontre avec un pote de Yann, et encore un échange d’idées sur la pêche en général, et ses techniques. Ca aussi ce sont de très bons moments, l’échange.



Dimanche 15 juillet 2007 :

Direction le Guiers mort, quelques ombrets et truitelles, et une jolie décrochée le long d’une berge sous les racines. Le genre de coup ou l’on ne fait qu’un seul passage, après soit on tape un poisson, soit on reste accroché, et il faut casser et remonter. Le vent thermique se lève, direction les gorges, plus protégées. Des petits poissons, puis ce poste très marqué : un caillou immergé dans le courant, premier passage, immobilisation, accroché, non ça bouge. Une belle méditerranéenne Adidas, 39 cm, avec une gueule énorme, trapue à souhait. Elles sont hyper combatives dans ces gorges, avec les nombreuses crues, élevée au grain tout ça. Je remonte mon bas de ligne, et vais chercher sa copine juste au dessus, grosse tirée, tac coincé, elle s’est calée sous une roche, plus rien à faire, casse. Quelques petites truites plus tard, le vent se calme, direction le Guiers, sur le No-kill de Miribel pour le coup du soir avec Francis, le président de l’APPMA. On a fait plus d’une vingtaine de poissons sur le même coup, alternant nos postes, et nos compagnons étaient super actifs. Un vrai bonheur, lui à la mouche, moi avec mes mouches naturelle et mes porte-bois.



Lundi 16, et mardi 17 juillet 2007 :

Pas de pêche, un peu de vacances en famille, le lac, la promenade…



Mercredi 18 juillet 2007 :

Canicule, et enfin une rivière à l’étiage, j’ai jamais vu le Guiers comme ça de l’année. Très peu de poissons actifs, puis le vent de chaleur qui se lève, une mauvaise journée, ou l’on se voit régresser sérieusement. Le genre de journée qui font dire à certains : « Y’a plus rien ici ». Serait-ce à cause de l’apéro pris chez Francis, seulement 2 pastis, mais avec la chaleur, et à jeun…Seule consolation, la décision de revenir le lendemain au lever du jour, quand il fais plus frais, et là je ne serais pas déçu.



Jeudi 19 juillet 2007 :

Départ à 5.30 du matin, il fait bon, pas un gramme de vent, un calme absolu. La rivière est déjà très active, et les prises s’enchaînent avec de beaux poissons, truites et ombres. Je décide de remonter le parcours au début du No-kill, sur ce spot phénoménal mais difficile à pêcher car la bordure opposée, est à au moins 20 mètres, d’un trou super profond. C’est là que traîne une grosse mémère, celle qui chasse ses congénères. Je commence par ma bordure, 5 ombres et une belle truite, puis Francis débarque, salutations matinales, il pêche en nymphe. Je lui cède ma place, et décide de tenter le gros trou par au dessus. Je traverse un peu, passage, bing une jolie truite, qui peut remonter la petite chute d’eau. Je la relâche, remonte un porte-bois, relance et boum, du lourd, ça ne remontera pas la petite chute d’eau, obligé de traverser pour le sortir. Un bel ombre qui va m’ouvrir le début d’une série hallucinante. Je suis maintenant sur l’autre berge, là ou personne ne va, il y a de l’eau jusque sous les bras pour y aller, avec du courant et seul un poisson m’a fait traverser. Le poste d’ici est magnifique, j’y toucherai 5 ombres monstrueux, au moins 45/50 cm. Puis sur un lancé long, le gros boum, suivi d’un rush immédiat vers moi. Je mouline pour garder un contact éphémère, gros coup de tête, retour sur le poste ou je l’ai piqué, puis nouveau rush vers moi, celui là me sera fatal, décrochage. Des pulsations à 140, c’était la grosse du trou…Le président va manger, fin de matinée sur ce parcours, Léo débarque, prend un poisson en nymphe, je plie la canne, papote avec lui sur cette extraordinaire aventure, puis on se dirige dans les gorges du Guiers mort, sur le No-kill pour encore une petite heure de pêche, j’ai hélas pris d’autres engagements pour l’après-midi, le lac en famille.



Vendredi 20 juillet 2007 :

Mêmes conditions que la veille, le plaisir de voir la nature se réveiller au lever du jour. J’attaque le No-kill de Miribel, la portion aval cette fois ci, et trouve une concentration hallucinante de beaux poissons sur une courant superbe. Je retaperai mon mâle arc, baptisé maintenant Hector, qui apprend bien puisque cette fois là, c’est 25 mètres de descente pour pouvoir le capturer. Un bel adversaire, qui hélas ne se reproduira pas, car pas de copine. Une vingtaine de poissons sur le même poste, incroyable, je descends un peu, enchaîne d’autres prises un peu plus petites. 2 Moucheurs sont maintenant là, en aval, en position de force, je n’aurai droit à aucune salutations, rien. C’est sûrement à cause du matin. Je remonte et retente un passage sur mon courant incroyable, et boum une belle fario de 40 cm, qui me fera dévaler tout le trou, pour finalement se laisser capturer dans les jambes d’un des deux moucheurs. Toujours pas de bonjour. Il y en a des comme ça. Des pêcheurs qui s’imaginent que la présence d’un autre va leur gâcher leur plaisir, alors que la technique est pourtant bien différente.



Samedi 21 et dimanche 22 juillet 2007 :

Pas de pêche, direction Manosque pour voir de la famille, ça repose, et je l’avoue, je suis un peu rassasié.



Lundi 23 juillet 2007 :

Dernière sur le No-kill de Miribel, temps très froid, couvert, il annonce des pluies pour la journée. Je décide de faire une matinée pêche souvenir, c'est-à-dire refaire tous les coups qui m’ont donné tant de joies. Les prises sont là, tout va bien, jusqu'à ce que j’arrive sur le coup de ma grosse truite. J’avais repéré un bel ombre de 35 cm, mort dérivant dans le courant, sans doute le niveau bas de l’eau. Un autre pêcheur est là, avec un comportement bizarre, un peu stressé. Il pêche avec une canne d’au moins 5 mètres, au bouchon à brochet. A chaque lancé ça fait un gros splash, puis il laisse dériver, et bing prends un poisson. Il le ramène, le cogne sur la tête, et paf, dans un sac plastique sur sa plage de galets. Je pose ma canne, prend un air méchant, et vais à son encontre.

« - Bonjour, vous savez que vous êtes sur un No-kill ? Ca veut dire que l’on relâche le poisson, or celui là vous l’avez gardé.

- Ah bon, pourtant je pêche sans ardillon, et j’ai pris des ombres que j’ai relâché (morts, sûrement en les dégorgeant dans l’estomac vu que sous son bouchon de brochet, il a 5 chevrotines à 1 mètre de l’hameçon)

- Vous en avez fait d’autres ?

- Oui, c’est la quatrième truite que je prends !

- Je peux les voir ?

- Elles sont là »

Sous l’imperméable posé sur la plage de galet, dans un sac de plastique, quatre belles truites de 30/35 cm, mortes. Le gars plie vite sa canne et s’en va, feintant de ne pas avoir su ce qu’était un No-kill. Je suis écoeuré, j’appelle Léo, mais il n’est pas dans le coin, et le gars a détalé. Fin du massacre, pour l’instant, car il reviendra braconner. Le cœur n’y est plus, je plie la grise et rentre, d’autant qu’un vent de fou s’est levé. Sur le retour, je rencontre un autre pêcheur, et lui il est aussi avec la grise. Le seul de ces vacances, il faut que je lui parle. Un vieux monsieur très sympathique, mais un peu novice dans cette pêche. On échange quelques remarques, puis je lui donne mes porte-bois restant, lui pêche au ver, un peu décalé en plein étiage. Je lui donne quelques conseils sur la position de son moulinet trop haute sur le talon de canne, lui refait le raccord de son corps de ligne sur l’émerillon, car il se plaignait de vrilles, et avec son nœud de cuillère, ce n’est pas étonnant. Je le salue et retourne me changer à la voiture. 5 mn plus tard, il arrive en courant avec un grand sourire, il voulait me remercier pour la prise de son plus bel ombre de la journée, ça fait chaud au cœur. Il y a encore des attitudes touchantes dans le genre humain, qui pourrait presque gommer l’imbécillité d’autres. Voilà un résumé de ces vacances, merci d’avoir pris le temps de me lire, merci à toi Léo, à Francis, Yann et tout ceux que j’ai oublié. Cette région est décidément halieutiquement vôtre…
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par benjy30 le Jeu 26 Juil 2007 - 10:18

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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par niko le Jeu 26 Juil 2007 - 11:06

Tu ne t’es pas ennuyé lol!
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par Xavier le Jeu 26 Juil 2007 - 11:54

excellent compte rendu!!Manque plus que les tofs......
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par Invité le Jeu 26 Juil 2007 - 12:05

Shocked c'est tout ??? Shocked
Superbe récit de toutes tes journées, merci ! Et bravo pour ces superbes résultats, tu as vraiment fait du beau poisson !
Wink
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par Invité le Jeu 26 Juil 2007 - 12:09

Tu fais pas rire quand tu part en vacance pour la pêche merci pour ce reportage
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par Leo le Jeu 26 Juil 2007 - 12:28

salut à tous !

Bravo Alex, tu est un excellent narrateur, et je peut certifié excact c'est dire, car même si je n'est pas était présent à chacune de ses sorties, j'étais au courant de spêche, car mon président l' a régulierement rencontré et m'informé des fabuleuses prises faites par notre ami Alex..Parfois même il m'appelait lui même , histoire de me foutre les boules, car j'ai passé pratiquement 3 semaines chez mon fils, pour des travaux d'amenagement et comme chacun de nous le sait, il n'y a rien de plus énervant, que de n epas pouvoir être à la pêche et qu'un pote vous appel pour vous dire qu'il touche du beau poisson..En tout cas merci d'être venu nous rendre visite et de faire la promo de notre société de pêche..
Voila quelques photos que j'ai pu prendre d'une des prises d'alex, ce n'atait pas la plus grosse..











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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par Invité le Jeu 26 Juil 2007 - 13:03

Superbe reportage et belles photos!
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par flyman30 le Jeu 26 Juil 2007 - 13:12

Ce genre de journées de pêche en fait rêver plus d'un tant par les quantitées que par les tailles des poissons, en Lozère pour les quantités il n'y a pas trop de soucis, mais pour les tailles .....
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par Tatudo le Jeu 26 Juil 2007 - 13:37

Magnifique! J'ai dévoré ton récit :!: De très belles prises étaient aux rendez vous, vraiment bravo!
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par Leo le Jeu 26 Juil 2007 - 13:39

@flyman30 a écrit:Ce genre de journées de pêche en fait rêver plus d'un tant par les quantitées que par les tailles des poissons, en Lozère pour les quantités il n'y a pas trop de soucis, mais pour les tailles .....


Hello Flyman !

nous t'attendons , il nous reste encore 3 mois de pêche:drunken: drunken drunken drunken drunken
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par flyman30 le Jeu 26 Juil 2007 - 16:06

@Leo a écrit:
@flyman30 a écrit:Ce genre de journées de pêche en fait rêver plus d'un tant par les quantitées que par les tailles des poissons, en Lozère pour les quantités il n'y a pas trop de soucis, mais pour les tailles .....


Hello Flyman !

nous t'attendons , il nous reste encore 3 mois de pêche:drunken: drunken drunken drunken drunken

ça n'est pas l'envie qui me manque mais le temps et les sous Sad il faut déjà prévoir pour la rencontre d'Albertville...
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par Invité le Jeu 26 Juil 2007 - 17:13

@ Léo, dans ta signature tu dis que si t'as les boules, va à la pêche::rol::
@ Flyman, il me tarde de te rencontrer à Albertville, et pour le No-kill de Miribel, l'année prochaine il sera encore plus beau, c'est une destination à prévoir...
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par Xavier le Jeu 26 Juil 2007 - 22:16

je t'ais déjà dit de venir à la maison le Papé, on te fera bien une petite place!!! et je ne suis qu'a une heure du Guiers.... A ce propos je tient a m'excuser auprés de Léo et Nalex, je n'ai pas trouvé le temps de descendre vous voir.... Embarassed
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par flyman30 le Jeu 26 Juil 2007 - 22:20

De toutes façons on se verra à Albertville, enfin je verrais tout ceux qui pourrons venir. Very Happy

Pour le côté boulot, je pense arêter mon activitée en fin d'année, cette affaire ne me rapportant plus de quoi vivre, il ne me restera qu'un an à tirer pour la retraite, je ferais comme les autres je bosserais au noir Wink
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par Invité le Jeu 26 Juil 2007 - 22:37

Eh ben si ca c'est pas des vacances réussies... je m'y connais pas!
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par Leo le Ven 27 Juil 2007 - 6:39

@flyman30 a écrit:De toutes façons on se verra à Albertville, enfin je verrais tout ceux qui pourrons venir. Very Happy

Pour le côté boulot, je pense arêter mon activitée en fin d'année, cette affaire ne me rapportant plus de quoi vivre, il ne me restera qu'un an à tirer pour la retraite, je ferais comme les autres je bosserais au noir Wink


Hello Flyman !

Tu viendras passer ta retraite chez nous et on iras vendre des truites au restos du coin ..
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par Invité le Ven 27 Juil 2007 - 6:51

@flyman30 a écrit: je ferais comme les autres je bosserais au noir Wink

C'est de l'humour...!?
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par Invité le Ven 27 Juil 2007 - 10:39

un an avant de prendre la retraite ........... ben pitain .... les truites vont devoir se planquer !!
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par flyman30 le Ven 27 Juil 2007 - 12:17

@Matthieu a écrit:
@flyman30 a écrit: je ferais comme les autres je bosserais au noir Wink

C'est de l'humour...!?

Pas vraiment c'est le sport national dans le coin, c'est aussi pour cela que les artisans comme moi n'y arrivent plus... :silent:
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par Invité le Ven 27 Juil 2007 - 13:12

C'est pratiqué dans pas mal de régions je crois...
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

Message par Invité le Sam 28 Juil 2007 - 19:00

... c'est sarko qui a demandé de travailler plus ........ les gens obéissent !! Laughing
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Re: Journal d’un pêcheur aux appâts naturels

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