Re-salut les poteaux...
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Re-salut les poteaux...
Présentation, re-présentation... A quoi bon, après quelques 1800 posts sur ce forum ???
Ben oui, mais c'est que ça fait quelques temps que c'est la misère pour vous rejoindre, entre le boulot qui ne me laisse pas une seconde, et l'internet, qui fait cruellement défaut selon les hébergements. Alors, en signe d'amitié, voire de voeux de bonne année, ou tout simplement pour dire que je pensais à vous, j'avais envie de donner quelques nouvelles.
Dans un passé bien actuel, je viens de finir cette création :
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Pour moi, ça implique la création lumière, la diffusion vidéo, mais aussi la régie générale du spectacle, c'est à dire la logistique et l'organisation, et accessoirement tout le montage de l'exposition (voir les images d'interviews) ;
Une création, c'est-à-dire l'élaboration d'un nouveau spectacle, c'est sacrément prenant, 14 heures par jour, minimum, et loin de chez soi ; mais une fois le spectacle créé, ça n'est que le débutdes emmerdements de l'aventure : pour la suite, c'est là que ça se passe : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
puis à Villefontaine, en Isère, puis à Reims, Montargis, Cherbourg ou Luxembourg, pour n'aller que jusqu'à mi-février, bref, le programme, par ici : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Autrement dit, ces temps-ci, hors le boulot, point de salut. Arg.
Ce job, dieu sait que je l'aime, et que ça m'excite. Dieu sait aussi que c'est un boulot exclusif, en terme de vie de famille, de copains, et de loisirs. Et malgré tout...
Malgré tout, parfois, il m'arrive d'attendre à un feu rouge ; il m'arrive de trouver une demie heure pour un plat du jour ; il m'arrive, tout simplement, d'attendre, et dieu sait qu'en tournée, c'est une activité chronophage...
Et dans ces moments-là, à quoi croyez-vous que je pense ? A ma compagne qui me manque, certes ; aux copains, avec qui j'irais bien écluser une mousse ou deux, aussi ; à mes chats, qui se laissent caresser par d'autres mains que les miennes, également (sales bêtes !) ; mais l'envie absolue, celle qui prime sur toutes les autres, celle que j'attends avec impatience, et qui me pousse à tenir, ben... c'est la pêche !!!
La pêche, perdu au milieu de gorges profondes, à traquer la truite "dans ses ultimes sanctuaires", comme l'exige la formule consacrée des revues halieutiques ; la pêche où, seul, à se prendre une bonne rincée sur le coin de la gueule, on peut enfin se dire : "je suis un homme libre" ; la pêche, où pour tempérer l'ardeur d'aller voir si par-là, "y'en a de la grosse", j'aime à me faire le casse-croûte ou le café au thermos en arrivant, à observer l'eau, les arbres, les bestioles, au milieu d'une nature qui ne m'a pas attendu pour suivre son cours... La pêche où, toujours, prime "la grande incertitude du sport" : est-ce que cette fois, ça va marcher ? Est-ce que j'ai choisi la bonne technique, la bonne heure, le bon parcours ? La pêche où, en fin de compte, je ne vais pas en fonction de la conjoncture, réelle ou supposée, mais bien plutôt selon les possibilités de l'instant, et où, toujours, il s'agit simplement de tirer son épingle du jeu : à journée difficile, le bonheur de leurrer 2 poissons pour sauver la bredouille, voire, les jours fastes, le plaisir intense de tenter les coups scabreux ou les poissons impossibles, quitte à y laisser une monture ou deux, ou trois... Quand on aime, le temps compte peu.
Parce que, faut vous dire, quoique vous le sachiez sans doute déjà pour partager la pathologie, compagnons d'infortune (!), la pêche, ça se pratique, mais ça se rêve, aussi. Avant tout, peut-être. En ce moment, je pêche. Certes, je n'ai point de canne, ni même de cours d'eau à visiter. Mais je pêche ! Je pêche dans ma tête, en pensant à toutes ces rivières, pour lesquelles j'espère que cet hiver si chaud ne sera pas trop hostile, pour lesquelles je souhaite que la fée électricité ne soit pas trop ogresse, pour lesquelles je tâche de militer, de m'engager, d'investir.
Je n'ai pas le bonheur de vivre à proximité d'un ruisseau. J'ignore tout de l'intimité quotidienne de la rivière, je ne sais pas guetter les premiers frais, faute d'opportunité. Bien sûr, à l'occasion d'un Noël chez belle-maman, une ballade sur les rives du Léguers, trois heures durant, à patauger dans la boue et l'herbe trempée, à remarquer sur les talus du chemin quelques rares trompettes des morts pourries par la saison avancée, c'est l'aventure ultime ! Je suis un gitan de la pêche, un déraciné des cours d'eau, allant de ça, de là, au petit bonheur de la canne à pêche, du boulot, et des hasards de l'instant. Quelque part, ça suffit à mon bonheur d'exilé des campagnes, par les lois d'un exode rural obligé, beefsteack oblige. Et foin de nostalgisme : comme dit ma Mémé : "mieux vaut le balai chez Berliet que les chèvres à Borée !".
N'empêche.
Je sais que, quand bien même je passerais des années dans les villes, je resterai toujours le gamin de St Agrève, patelin qu'en jette pas trop au bottin mondain, mais où ma mère apprit à lire, et où mon gendarme de grand-père, bien avant que je ne naisse, taquinait la truite. Et où, accessoirement - accidentellement ?-, bien des années plus tard, j'attrapai mes premiers vairons. Yeeeeeeahhhh !
Bref.
Tout ça pour vous dire, alors que cela ne semblait guère prédestiné, combien j'apprécie de vous avoir rencontrés. Combien j'apprécie qu'un Jeff m'ait parlé de "ses" truites, et m'ait fait découvrir "sa" grotte ; qu'un Marco et qu'un Pascal m'emmènent dans des ruisseaux abrupts ; qu'un Pascal, encore, me montre comment pêcher au vairon ; qu'un Xavier m'ait refilé des cannes impossibles : une FI ! une canne qu'a même pas d'anneaux !!! Pis même, histoire de faire bonne mesure (eh oui !) un fouet, en soie de 4 !!! ; qu'un Lény m'ait tricoté des mouches ; qu'un Janfran m'ait fait pêcher sur un parking ; qu'un Léo m'ait fait participer à une pêche électrique ; qu'un Adrien m'ait fait découvrir les petits chemins menant au Guiers Mort ; qu'un Maraud m'ait fait observer qu'en pêchant canne plus verticale, ça passait mieux ; qu'un Flyman m'ait expliqué comment on changeait un anneau, et comment on lançait avec un tambour fixe ; qu'un Matthieu me cause mérites comparés ès moulinets ; qu'un Yodelman m'enguirlande pour un lancer de traviole ; qu'un Clarée me démontre les vertus du gros Canadien, et de l'enclumesque plombée afférente ; qu'un Papy Claude m'invite à partager sa couche (et son pinard !) dans un improbable salon (non, Dédé, non...) ; qu'un Dédé... euh, non, Dédé, finalement, non, rien... ; qu'un Ded m'ait prouvé les vertus des plaisirs simples, et de la pêche "basique", comprendre : à la téléréglable ; qu'un Milou m'ait tant donné à penser sur les motivations du pêcheur ; qu'un Toctoctoc60 m'ait si simplement, sans me connaître, invité à manger ; qu'un Vince m'ait montré comment faire correctement le lancer arbalète ; et j'en oublie, et j'en passe, pardon pour les zappés, y'en a tellement...
Eh oui. Même après quelques 1800 posts, faute de participer davantage, je ressens le besoin de re-présenter. V'là la bête, et le pedigree !
En tout cas, ça fait plaisir de vous retrouver.
Johannes.
Ben oui, mais c'est que ça fait quelques temps que c'est la misère pour vous rejoindre, entre le boulot qui ne me laisse pas une seconde, et l'internet, qui fait cruellement défaut selon les hébergements. Alors, en signe d'amitié, voire de voeux de bonne année, ou tout simplement pour dire que je pensais à vous, j'avais envie de donner quelques nouvelles.
Dans un passé bien actuel, je viens de finir cette création :
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Pour moi, ça implique la création lumière, la diffusion vidéo, mais aussi la régie générale du spectacle, c'est à dire la logistique et l'organisation, et accessoirement tout le montage de l'exposition (voir les images d'interviews) ;
Une création, c'est-à-dire l'élaboration d'un nouveau spectacle, c'est sacrément prenant, 14 heures par jour, minimum, et loin de chez soi ; mais une fois le spectacle créé, ça n'est que le début
puis à Villefontaine, en Isère, puis à Reims, Montargis, Cherbourg ou Luxembourg, pour n'aller que jusqu'à mi-février, bref, le programme, par ici : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Autrement dit, ces temps-ci, hors le boulot, point de salut. Arg.
Ce job, dieu sait que je l'aime, et que ça m'excite. Dieu sait aussi que c'est un boulot exclusif, en terme de vie de famille, de copains, et de loisirs. Et malgré tout...
Malgré tout, parfois, il m'arrive d'attendre à un feu rouge ; il m'arrive de trouver une demie heure pour un plat du jour ; il m'arrive, tout simplement, d'attendre, et dieu sait qu'en tournée, c'est une activité chronophage...
Et dans ces moments-là, à quoi croyez-vous que je pense ? A ma compagne qui me manque, certes ; aux copains, avec qui j'irais bien écluser une mousse ou deux, aussi ; à mes chats, qui se laissent caresser par d'autres mains que les miennes, également (sales bêtes !) ; mais l'envie absolue, celle qui prime sur toutes les autres, celle que j'attends avec impatience, et qui me pousse à tenir, ben... c'est la pêche !!!
La pêche, perdu au milieu de gorges profondes, à traquer la truite "dans ses ultimes sanctuaires", comme l'exige la formule consacrée des revues halieutiques ; la pêche où, seul, à se prendre une bonne rincée sur le coin de la gueule, on peut enfin se dire : "je suis un homme libre" ; la pêche, où pour tempérer l'ardeur d'aller voir si par-là, "y'en a de la grosse", j'aime à me faire le casse-croûte ou le café au thermos en arrivant, à observer l'eau, les arbres, les bestioles, au milieu d'une nature qui ne m'a pas attendu pour suivre son cours... La pêche où, toujours, prime "la grande incertitude du sport" : est-ce que cette fois, ça va marcher ? Est-ce que j'ai choisi la bonne technique, la bonne heure, le bon parcours ? La pêche où, en fin de compte, je ne vais pas en fonction de la conjoncture, réelle ou supposée, mais bien plutôt selon les possibilités de l'instant, et où, toujours, il s'agit simplement de tirer son épingle du jeu : à journée difficile, le bonheur de leurrer 2 poissons pour sauver la bredouille, voire, les jours fastes, le plaisir intense de tenter les coups scabreux ou les poissons impossibles, quitte à y laisser une monture ou deux, ou trois... Quand on aime, le temps compte peu.
Parce que, faut vous dire, quoique vous le sachiez sans doute déjà pour partager la pathologie, compagnons d'infortune (!), la pêche, ça se pratique, mais ça se rêve, aussi. Avant tout, peut-être. En ce moment, je pêche. Certes, je n'ai point de canne, ni même de cours d'eau à visiter. Mais je pêche ! Je pêche dans ma tête, en pensant à toutes ces rivières, pour lesquelles j'espère que cet hiver si chaud ne sera pas trop hostile, pour lesquelles je souhaite que la fée électricité ne soit pas trop ogresse, pour lesquelles je tâche de militer, de m'engager, d'investir.
Je n'ai pas le bonheur de vivre à proximité d'un ruisseau. J'ignore tout de l'intimité quotidienne de la rivière, je ne sais pas guetter les premiers frais, faute d'opportunité. Bien sûr, à l'occasion d'un Noël chez belle-maman, une ballade sur les rives du Léguers, trois heures durant, à patauger dans la boue et l'herbe trempée, à remarquer sur les talus du chemin quelques rares trompettes des morts pourries par la saison avancée, c'est l'aventure ultime ! Je suis un gitan de la pêche, un déraciné des cours d'eau, allant de ça, de là, au petit bonheur de la canne à pêche, du boulot, et des hasards de l'instant. Quelque part, ça suffit à mon bonheur d'exilé des campagnes, par les lois d'un exode rural obligé, beefsteack oblige. Et foin de nostalgisme : comme dit ma Mémé : "mieux vaut le balai chez Berliet que les chèvres à Borée !".
N'empêche.
Je sais que, quand bien même je passerais des années dans les villes, je resterai toujours le gamin de St Agrève, patelin qu'en jette pas trop au bottin mondain, mais où ma mère apprit à lire, et où mon gendarme de grand-père, bien avant que je ne naisse, taquinait la truite. Et où, accessoirement - accidentellement ?-, bien des années plus tard, j'attrapai mes premiers vairons. Yeeeeeeahhhh !
Bref.
Tout ça pour vous dire, alors que cela ne semblait guère prédestiné, combien j'apprécie de vous avoir rencontrés. Combien j'apprécie qu'un Jeff m'ait parlé de "ses" truites, et m'ait fait découvrir "sa" grotte ; qu'un Marco et qu'un Pascal m'emmènent dans des ruisseaux abrupts ; qu'un Pascal, encore, me montre comment pêcher au vairon ; qu'un Xavier m'ait refilé des cannes impossibles : une FI ! une canne qu'a même pas d'anneaux !!! Pis même, histoire de faire bonne mesure (eh oui !) un fouet, en soie de 4 !!! ; qu'un Lény m'ait tricoté des mouches ; qu'un Janfran m'ait fait pêcher sur un parking ; qu'un Léo m'ait fait participer à une pêche électrique ; qu'un Adrien m'ait fait découvrir les petits chemins menant au Guiers Mort ; qu'un Maraud m'ait fait observer qu'en pêchant canne plus verticale, ça passait mieux ; qu'un Flyman m'ait expliqué comment on changeait un anneau, et comment on lançait avec un tambour fixe ; qu'un Matthieu me cause mérites comparés ès moulinets ; qu'un Yodelman m'enguirlande pour un lancer de traviole ; qu'un Clarée me démontre les vertus du gros Canadien, et de l'enclumesque plombée afférente ; qu'un Papy Claude m'invite à partager sa couche (et son pinard !) dans un improbable salon (non, Dédé, non...) ; qu'un Dédé... euh, non, Dédé, finalement, non, rien... ; qu'un Ded m'ait prouvé les vertus des plaisirs simples, et de la pêche "basique", comprendre : à la téléréglable ; qu'un Milou m'ait tant donné à penser sur les motivations du pêcheur ; qu'un Toctoctoc60 m'ait si simplement, sans me connaître, invité à manger ; qu'un Vince m'ait montré comment faire correctement le lancer arbalète ; et j'en oublie, et j'en passe, pardon pour les zappés, y'en a tellement...
Eh oui. Même après quelques 1800 posts, faute de participer davantage, je ressens le besoin de re-présenter. V'là la bête, et le pedigree !
En tout cas, ça fait plaisir de vous retrouver.
Johannes.

jojo69- Barbu n°2
- Date d'inscription: 13/03/2009
Re: Re-salut les poteaux...
C'est vrai que tu nous manques, et plus encore lorsqu'enfin tu te mets à nous poster une tirade dont tu as le secret.
Toi aussi tu rêves !
Ah......oui, bien sur, bienvenue Johannes
Toi aussi tu rêves !
Ah......oui, bien sur, bienvenue Johannes

toctoctoc60- Pompon
- Date d'inscription: 14/01/2009
Re: Re-salut les poteaux...
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To vyu ke sin wâ i non laïvre ke se klou.
Tout vieux qui s'en va est un livre qui se ferme.
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Re: Re-salut les poteaux...
salut jojo, eh bien t'en à mis du temps à rentrer à la maison, bon nous comptons sur toi pour notre assemblée générale
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"Je ne bois pas d'eau parce que les poissons font caca dedans ..."
"Dans le vin il y a la sagesse, dans la bière il y a la liberté, et dans l'eau des bactéries"
Re: Re-salut les poteaux...
Merde pour la tournée...

amerigo- L'americano breton / PING
- Date d'inscription: 19/11/2006
Re: Re-salut les poteaux...
Leo a écrit:salut jojo, eh bien t'en à mis du temps à rentrer à la maison, bon nous comptons sur toi pour notre assemblée générale![]()
A la maison ???
Nan, en ce moment, c'est "t'as voulu voir Vesoul, et on a vu Vesoul"... A moins que tu ne parles de TER !
Mais je serai de retour pour l'AG !

jojo69- Barbu n°2
- Date d'inscription: 13/03/2009
Re: Re-salut les poteaux...
Tu nous fait un grand plaisir Jojo de nous faire partiper à ta vie et tes souvenirs et celà me rappelle notre soirée à Clermont où nous avons longuement discuté. En attendant de te revoir au Mercantour ou j'en suis sur tu seras parmi nous

papi claude- Date d'inscription: 04/08/2008
Re: Re-salut les poteaux...
qu'un Dédé... euh, non, Dédé, finalement, non, rien...
merci jojo si c'est tout ce que je t'inspire ,ça fait plaisir ....enfin.........
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La sobriété est une hallucination due au manque d'alcool.
Lacs et pics des vallées d'Aure et Louron
Re: Re-salut les poteaux...
jojo69 a écrit:Leo a écrit:salut jojo, eh bien t'en à mis du temps à rentrer à la maison, bon nous comptons sur toi pour notre assemblée générale![]()
A la maison ???
Nan, en ce moment, c'est "t'as voulu voir Vesoul, et on a vu Vesoul"... A moins que tu ne parles de TER !
Mais je serai de retour pour l'AG !
Eh oui mon Jojo , je parle de TER , pas de chez toi, parce que pour caresser la
, en tout cas c'était long à lire , mais tellement bien écrit qu'au final,
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