Une matinée fabuleuse
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Une matinée fabuleuse
Je me souviens de cette matinée d'été 1998, où nous sommes parti avec deux amis pêcher la truite fario sur une de mes rivières fétiches du Cantal, la Truyère.
Il y avait Eric, un ami que je connais depuis maintenant une bonne quinzaine d'année, chasseur passionné et que j'avais réussi à convertir à la pêche. Un de ses copains, Denis, qui n'était pas pêcheur mais qui avait pris le permis cette année là pour nous faire plaisir, nous accompagnait également.
Nous étions parti pour un week-end de camping sauvage dans les gorges de la Truyère, dans un cadre fabuleux! (je vous montrerai des photos ce soir)
Notre point de chute était un vieux moulin qui avait été restauré il y a quelques dizaines d'années par un richissime banquier parisien, et transformé en une résidence secondaire qu'occupaient une à deux semaines par an ses petits enfants.
Nous décidâmes ainsi d'établir notre campement le bord de l'eau, sur le gazon de la propriété.
Les résidants étaient dans le moulin à notre arrivée et nous ont permis avec toute leur gentilhesse de nous installer sur leur terrain!
Le vendredi soir fut donc consacré à l'installation de la tente. Nous avons bien pêché un peu, mais sans succès.
Il faut dire que le mois d'août, avec ses températures estivales et le niveau très bas des eaux, n'est guère propice à la traque de dame fario.
Le samedi matin, je fut le premier à me réveiller, aux premières lueurs du jour. La brûme matinale envahissait la vallée, et je décidais, pendant que mes compagnons s'éveillaient à leur tour et préparaient le petit déjeuner, d'aller donner quelques coups de lancer.
je choisis un courant naissant, assez profond, à l'amont d'une immense gourge, dans un cadre magnifique dominé par un aplomb rocheux imposant.
Je monte mon Rapala fétiche, et commence à prospecter la veine d'eau.
Au premier lancer, je distingue une grosse truite qui se jette sur mon leurre mais qui, dans un mouvement sans doute maladroit, le loupe, et retourne dans les profondeurs de la rivière.
Je reste abasourdi, car j'évalue la truite à plus de 50cm, ce qui pour moi, à l'époque, représentait ma plus belle prise potentielle jamais réalisée.
Je repasse à l'endroit de l'attaque, une fois, deux fois, trois fois...quinze fois et rien, la truite ne revient pas, apeurée peut-être par cette attaque manquée? Où bien m'a t-elle distinguée sur le bord de l'eau?
Je rentre dépité à la tente, en déversant un flot de jurons et d'insultes que je m'interdits de vous dévoiler içi!
Bien sur, mes deux amis, en train de profiter de leurs tartines de pain trempés dans leur café soluble chauffé et réchaud, ne me croient pas, et se moquent gentilmment de moi quand je leur montre la taille estimée de la belle manquée.
Ces boutades ne font que m'agacer un peu plus, et je décide de me passer de ma tartine et de mon nescafé, pour retourner dans le courant tenter ma chance.
C'est alors que je m'avance de quelques mètres en amont de l'endroit initial pour commencer ma prospection!
Et là l'attaque est bruptale, la belle est piquée! Elle s'était en fait décalée de quelques mètres suite à sa première charge manquée sur mon leurre.
Je la combats quelques minutes dans le courant principal, avant de la brider et de l'échouer sur le banc de sable, dans des hurlements de joie qui ont eu pour effet de réveiller les habitants du moulin qui se sont précipités dehors, croyant sans doute que nous nous étions faits attaqués dans notre tente par quelque bête obscure pour hurler de la sorte!
Mes amis accourent également, pensant qu'il m'est arrivé quelque chose, et constatent de leurs yeux ébahis la belle fario échoué sur le sable et accusant une longueur record pour moi à ce jour de 53cm!
Vous imaginez bien combien j'ai pu me venger de leurs boutades, et combien je me suis vanté de mes talents de pêcheurs incontestatbles à ce moment précis!
Une fois la truite vidée et dissimulées à l'ombre sous la tente dans un sac congélation, nous nous séparons chacun de notre côté pour la suite de la matinée. je pars seul pendant que Eric et Denis partent en aval prospecter les petits rapides qui jalonnent le parcours.
Quand nous nous retrouvons à midi, je ne compte que quelques perches et deux truites de maille, que j'offrirai aux occupants du moulin en guise de remerciement pour leur hospitalité.
C'est alors que Denis, qui, je le rappelle, venait de prendre son premiers permis de pêche et n'avait encore jamais pris une truite, me demande "dis nous julien, combien elle fait déjà ta truite de ce matin"?
"53cm lui répondis-je avec un sourire béant représentatif de ma satisfaction débordante!
"C'est bien ce que je pensais, elle n'est pas si belle que ca" me rétorque t-il!
Et là, pour une fois dans ma vie, j'ai tourné ma langue dans ma bouche avant de lui répondre, car la phrase que j'avais au bord des lèvres :" mon pauvre, quand tu en attraperas une comme ca, tu pourras l'ouvrir, en attendants écrase et admire l'artiste", n'est pas sortie, bloquée par un pressentiment salvateur, qui m'a permi d'échapper à une belle honte!
En effet, le Denis sortit à cet instant de sa veste un splendide mâle de 58cm, qu'il venait de prendre une heure plus tôt à la cuiller mepps aglia n°1!
Imaginez la honte si ma phrase initiale était sortie de ma bouche!
j'en prenais pour 20 ans de "charriage"!
La matinée s'est donc terminée au grand damne de Eric, qui fut donc le seul de nous trois à ne pas toucher sa truite d'exception, dans un cadre au combien somptueux et préservé.
Ces moments magiques restent gravés à vie dans nos mémoires de pêcheurs, et seront encore racontés dans quelques dizaines d'années à nos petits enfants lorsque nous les initieront à notre tour aux joies halieutiques de notre belle France.
Il y avait Eric, un ami que je connais depuis maintenant une bonne quinzaine d'année, chasseur passionné et que j'avais réussi à convertir à la pêche. Un de ses copains, Denis, qui n'était pas pêcheur mais qui avait pris le permis cette année là pour nous faire plaisir, nous accompagnait également.
Nous étions parti pour un week-end de camping sauvage dans les gorges de la Truyère, dans un cadre fabuleux! (je vous montrerai des photos ce soir)
Notre point de chute était un vieux moulin qui avait été restauré il y a quelques dizaines d'années par un richissime banquier parisien, et transformé en une résidence secondaire qu'occupaient une à deux semaines par an ses petits enfants.
Nous décidâmes ainsi d'établir notre campement le bord de l'eau, sur le gazon de la propriété.
Les résidants étaient dans le moulin à notre arrivée et nous ont permis avec toute leur gentilhesse de nous installer sur leur terrain!
Le vendredi soir fut donc consacré à l'installation de la tente. Nous avons bien pêché un peu, mais sans succès.
Il faut dire que le mois d'août, avec ses températures estivales et le niveau très bas des eaux, n'est guère propice à la traque de dame fario.
Le samedi matin, je fut le premier à me réveiller, aux premières lueurs du jour. La brûme matinale envahissait la vallée, et je décidais, pendant que mes compagnons s'éveillaient à leur tour et préparaient le petit déjeuner, d'aller donner quelques coups de lancer.
je choisis un courant naissant, assez profond, à l'amont d'une immense gourge, dans un cadre magnifique dominé par un aplomb rocheux imposant.
Je monte mon Rapala fétiche, et commence à prospecter la veine d'eau.
Au premier lancer, je distingue une grosse truite qui se jette sur mon leurre mais qui, dans un mouvement sans doute maladroit, le loupe, et retourne dans les profondeurs de la rivière.
Je reste abasourdi, car j'évalue la truite à plus de 50cm, ce qui pour moi, à l'époque, représentait ma plus belle prise potentielle jamais réalisée.
Je repasse à l'endroit de l'attaque, une fois, deux fois, trois fois...quinze fois et rien, la truite ne revient pas, apeurée peut-être par cette attaque manquée? Où bien m'a t-elle distinguée sur le bord de l'eau?
Je rentre dépité à la tente, en déversant un flot de jurons et d'insultes que je m'interdits de vous dévoiler içi!
Bien sur, mes deux amis, en train de profiter de leurs tartines de pain trempés dans leur café soluble chauffé et réchaud, ne me croient pas, et se moquent gentilmment de moi quand je leur montre la taille estimée de la belle manquée.
Ces boutades ne font que m'agacer un peu plus, et je décide de me passer de ma tartine et de mon nescafé, pour retourner dans le courant tenter ma chance.
C'est alors que je m'avance de quelques mètres en amont de l'endroit initial pour commencer ma prospection!
Et là l'attaque est bruptale, la belle est piquée! Elle s'était en fait décalée de quelques mètres suite à sa première charge manquée sur mon leurre.
Je la combats quelques minutes dans le courant principal, avant de la brider et de l'échouer sur le banc de sable, dans des hurlements de joie qui ont eu pour effet de réveiller les habitants du moulin qui se sont précipités dehors, croyant sans doute que nous nous étions faits attaqués dans notre tente par quelque bête obscure pour hurler de la sorte!
Mes amis accourent également, pensant qu'il m'est arrivé quelque chose, et constatent de leurs yeux ébahis la belle fario échoué sur le sable et accusant une longueur record pour moi à ce jour de 53cm!
Vous imaginez bien combien j'ai pu me venger de leurs boutades, et combien je me suis vanté de mes talents de pêcheurs incontestatbles à ce moment précis!
Une fois la truite vidée et dissimulées à l'ombre sous la tente dans un sac congélation, nous nous séparons chacun de notre côté pour la suite de la matinée. je pars seul pendant que Eric et Denis partent en aval prospecter les petits rapides qui jalonnent le parcours.
Quand nous nous retrouvons à midi, je ne compte que quelques perches et deux truites de maille, que j'offrirai aux occupants du moulin en guise de remerciement pour leur hospitalité.
C'est alors que Denis, qui, je le rappelle, venait de prendre son premiers permis de pêche et n'avait encore jamais pris une truite, me demande "dis nous julien, combien elle fait déjà ta truite de ce matin"?
"53cm lui répondis-je avec un sourire béant représentatif de ma satisfaction débordante!
"C'est bien ce que je pensais, elle n'est pas si belle que ca" me rétorque t-il!
En effet, le Denis sortit à cet instant de sa veste un splendide mâle de 58cm, qu'il venait de prendre une heure plus tôt à la cuiller mepps aglia n°1!
Imaginez la honte si ma phrase initiale était sortie de ma bouche!
La matinée s'est donc terminée au grand damne de Eric, qui fut donc le seul de nous trois à ne pas toucher sa truite d'exception, dans un cadre au combien somptueux et préservé.
Ces moments magiques restent gravés à vie dans nos mémoires de pêcheurs, et seront encore racontés dans quelques dizaines d'années à nos petits enfants lorsque nous les initieront à notre tour aux joies halieutiques de notre belle France.
Re: Une matinée fabuleuse
Oui belle histoire et belle pêche surtout 


doume- arroseur de nenuphars
- Date d'inscription: 23/04/2007
Re: Une matinée fabuleuse
Des photos de ma rivière pour agrémenter:








et la fameuse 53cm, un peu "frippée" car la photo a été prise au retour du séjour, après congélation!
Je n'ai malheureusement pas de photo de la 58!









et la fameuse 53cm, un peu "frippée" car la photo a été prise au retour du séjour, après congélation!

Re: Une matinée fabuleuse
Je conteste ce n'est pas TA rivière j'était là avant toi 

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Je fait ce que je peux !
Re: Une matinée fabuleuse
flyman30 a écrit:Je conteste ce n'est pas TA rivière j'était là avant toi

Re: Une matinée fabuleuse
razor2 a écrit:flyman30 a écrit:Je conteste ce n'est pas TA rivière j'était là avant toi
![]()
tiens j'y ai fait de belles prises encore ce week-end...
moi aussi dimanche au malzieu
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Je fait ce que je peux !
Re: Une matinée fabuleuse
flyman30 a écrit:razor2 a écrit:flyman30 a écrit:Je conteste ce n'est pas TA rivière j'était là avant toi![]()
tiens j'y ai fait de belles prises encore ce week-end...
moi aussi dimanche au malzieu
C'est bien en amont de la où je la pêche, je vais dans le secteur de "loubaresse", ca te dit surement quelque chose...10 truites samedi, 8 entre environ 24 et 28cm, une de 30 et une de 37cm!
Re: Une matinée fabuleuse
Comme dit Flyman j' y étais avant : j'ai bien fait de la remettre à l'eau en 1981 quand elle faisait 18,1 cm. 

denis- Date d'inscription: 17/01/2007
Re: Une matinée fabuleuse
Cet année entre Saint alban et le malzieu nous avons bien du mal à dépasser les 27cm !! Les "collègues" rencontrés on fait le même constat.
Loubaresse je connais il y a 25 ans j'avais visité le village paysan, par contre je n'ai jamais pêché le secteur
Loubaresse je connais il y a 25 ans j'avais visité le village paysan, par contre je n'ai jamais pêché le secteur
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Je fait ce que je peux !
Re: Une matinée fabuleuse
flyman30 a écrit:Cet année entre Saint alban et le malzieu nous avons bien du mal à dépasser les 27cm !! Les "collègues" rencontrés on fait le même constat.
Loubaresse je connais il y a 25 ans j'avais visité le village paysan, par contre je n'ai jamais pêché le secteur
c'est pas grave, continue comme ca!
Re: Une matinée fabuleuse
denis a écrit:Comme dit Flyman j' y étais avant : j'ai bien fait de la remettre à l'eau en 1981 quand elle faisait 18,1 cm.
Merci à toi donc!
Pour info et la petite histoire c'est mon Grand Père qui m'a ititié à la pêche sur ce secteur qu'il a fréquenté entre les années 1950 et le début des années 90...on ne peut même pas imaginer le nombre de truites qu'il a prises sur la Truyère!
Et ma sortie de samedi me conforte dans mon idée que cette rivière a encore de beaux jours devant elle!
Re: Une matinée fabuleuse
Finalement tu te trouve ou Razor2 ?? Nous aurons peut-être l'occasion de nous rencontrer sur la Truyère...
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