La neige

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Re: La neige

Message par Invité le Mer 28 Déc 2011 - 17:51

débiles profond même s'ils arrivent à parler...
Tu veux dire qu'ils en sont au stade de dédé, donc ?

Il y a d'ailleurs beaucoup d'expressions françaises originaires de nos régions (puisque c'est le sujet) qui sont toujours utilisées.
Toutes ont forcément une signification, comme crétin des alpes.
Le midi de la France et particulièrement la langue occitane en sont très riches.

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Re: La neige

Message par Xavier le Mer 28 Déc 2011 - 17:53

Tu veux dire qu'ils en sont au stade de dédé, donc ?
ben dédé y marche lui
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Xavier

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Re: La neige

Message par stephlimousin le Mer 28 Déc 2011 - 18:05

large sourire 1 , bon profitez de la periode pour manger des huitres ( c'est plein d'iode, on sait jamais )
mais rigolade mise à part, ces problèmes de consaguinité, associée à des régimes pauvres en iode ont conduit nombre de régions reculées à enfanter des êtres humains vraiment estropiés, ( les plateaux limousins n'ont pas été epargnés, ) finalement, vive le tourisme large sourire 1
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stephlimousin
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Re: La neige

Message par Xavier le Mer 28 Déc 2011 - 18:09

Crétin des Alpes





Le quolibet de "crétin des Alpes" a longtemps visé les
habitants des Alpes suisses, françaises et italiennes. Bien des
voyageurs accourus de leurs cités aisées, sur la route de Rome, ont
décrit horrifiés ou amusés le dénuement dans lequel vivaient les
habitants de notre tiers-monde, avec des goitreux et des crétins
jalonnant leur route. Pourtant dans leurs banlieues et leurs campagnes
sévissaient les mêmes maux, dus au manque d'iode. Cretinus alpinus
simplex, Cretinus pireneus simplex, Cretinus touristicus simplex,
Cretinus venator simplex, le crétin des Alpes est équitablement
distribué...



Crétins des Alpes, le retour


Par Jean-Loup Fontana
Conservateur
départemental u patrimoine au conseil général des Alpes-Maritimes, il
exerce une mission d'assistance et de conseil aux communes dans la
gestion de leur patrimoine et conduit des programmes de recherche liés à
des expositions et des publications.


La
réintroduction de cette figure incontournable du monde alpin est une
mission patrimoniale à laquelle s'est voué, corps et âme, l'auteur de
ces lignes, Mettant à profit un séjour en Savoie, il s'est employé sans
relâche à faire revivre un personnage que l'on croyait à jamais disparu.
Reste à savoir de quel côté se trouve le crétin.

C'était voici
deux lustres, dans les toutes premières pages de L'Alpe. Daniele Jalla y
affirmait la mort du crétin des Alpes. À l'en croire, le rôle
primordial de l'émigration temporaire exigeait, pour les populations
montagnardes, une bonne maîtrise des techniques de lecture, d'écriture
et de calcul. Niveau d'instruction élevé évidemment incompatible avec
l'arriération intellectuelle et la dégénérescence physique,
caractéristiques du crétinisme si souvent décrit dans les relations de
voyage.

La thèse ne manque pas de séduire. Mais, inéluctable
conséquence, elle supprime du paysage alpin l'une de ses plus
pittoresques figures. L’extinction du crétin, c'est le tarissement d'une
source généreuse en frémissements d'émotion convenue et en
tressaillements d'angoisse voluptueuse. C'est aussi la perte d'un
précieux filon pour les photographes-éditeurs, les voyageurs-moralistes
et les chroniqueurs du sensationnel. Avec la complicité de la revue,
l'auteur scellait la fin du «Cretinus alpinus simplex» sans mesurer toutes les conséquences de son propos.


Disons-le tout net : à qui vient visiter les Alpes, il est déjà difficile d'entrevoir un chamois ou de croiser un bouquetin ...


Si même le crétin de village ne peut se rencontrer, rien ne justifie
plus le voyage. Aussi ai-je voulu réagir et procéder sans attendre à la
réintroduction du crétin, payant au besoin de ma personne.


Accompagné d'une épouse convaincue et fort du soutien d'amis
savoyards accueillants, je me suis lancé dans l’aventure. Le chalet de
nos hôtes, en lisière d'un hameau est une solide bâtisse de pierre
intérieurement habillée de bois. Un lieu où se ressent la vérité d'une
culture alpine. Il y a le soleil qui étire sa course d'une crête à
l’autre, jouant de toutes les lumières des heures. Il y a la nuit avec
le glacier, 2 000 mètres plus haut, qui semble renvoyer les étincelles
de la voûte céleste dans l'absolu silence de la montagne endormie. Il y a
les mauvais jours avec l’écho mille fois résonnant de la foudre et les
nuages en haillons courant sur des pentes que le vent fouette des
giclées d'une pluie glaciale.


Au cœur de tout cela, il y a cette maison de lourds blocs et de
pesantes dalles. Plus qu'un simple abri, c'est un défi que la fragilité
de l'homme lance à la brutalité de la montagne. Le chant de la cascade
pour le café du matin, le parfum du grebon, ce pavé de crottin de brebis
séché, qui chauffe la soupe du soir, la douce lumière de la lampe à
pétrole animent un décor que composent les lits élevés sur les coffres
où naguère habitaient les brebis dont la toison épongeait l'humidité
dégagée par les vaches assurant le chauffage de la pièce. Qui saura dire
les trésors d'intelligence, de patience, d'ingéniosité et de
persévérance déployés par tant de générations attachées à domestiquer
ces lieux? Ma petitesse ne se mesure pas à l'élévation des cimes ni à
l'arrogance des glaciers. Elle se confronte à l'obstination des femmes
et des hommes qui ont façonné ce territoire, accrochant leurs existences
là où il n'est pas certain que les outils de la modernité assureraient
la mienne.


«Le tourisme cache le fascisme»


Au retour d'une promenade, en travers des alpages et au fil des
torrents, je pensais à tous ces inconnus définitivement anonymes. Un de
nos voisins achevait de faucher sa prairie. Nous échangions quelques
mots tandis que ma compagne prélevait sur le talus de longues hampes
fleuries pour égayer notre logis, au détriment de la nourriture
hivernale des bêtes. Mais la Providence veillait... Une fillette,
avant-garde d'une famille de marcheurs, surgit et nous interpella :
«Vous ne savez pas qu'il est interdit de cueillir des fleurs dans la montagne ?»
Le crime n'étant pas niable, nous ne pouvions que bredouiller de
piètres excuses invoquant notre ignorance du règlement et la modestie du
désastre. Tandis que notre agriculteur, à grandes lancées de faux
poursuivait son saccage floral, la famille défilait, nous submergeant de
son mépris. Le regard de la demoiselle était lourd de menaces pour le
jour où elle hériterait de ses aînés la mission de gardienne du
sanctuaire alpestre. Quant à moi, j'étais aux anges. Des citadins
éclairés nous avaient rappelés à l'ordre: dans l'alpe, la nature est
sacrée et l'on n'y touche pas !


Le lendemain nous réservait une plus curieuse surprise. Après une
belle montée dans un sous-bois de frênes et de sapins, nous avions
débouché sur un petit plateau agrémenté d'un lac frangé de roches polies
par d'antiques glaciers. Comme souvent, sur ces vastes dalles, les
bergers d'antan avaient gravé un nom, une date, un signe ... Non sans
émotion, je déchiffrais ces patronymes toujours présents dans la vallée.
En face de nous une modeste chapelle, au centre d'une esplanade
engazonnée, site d'un pèlerinage toujours suivi. Difficile de rester
insensible à ces traces, ténues mais ineffaçables, d'une longue présence
humaine en des lieux aussi superbes que difficiles d'accès.


Un troupeau de brebis paissait alentour. Le berger nous avait
repérés, bientôt nous étions en conversation. Naïvement, nous nous
pensions en présence d'un actuel représentant de ces coureurs d'alpages
que tout évoquait dans les parages. Quelle heureuse surprise nous
ménageait son discours! Il en ressortait que nous étions dupés, que
l'élevage en montagne n'était qu'une activité artificiellement maintenue
par des subventions bruxelloises, que le seul profit était l'agrément
des touristes dont il faut se méfier car «le tourisme est un fruit du capitalisme lequel cache toujours le fascisme».
Lui-même, originaire d'une cité des Pyrénées, n'était d'ailleurs ici
que pour fuir un monde sans passé ni avenir. C'était dur à entendre pour
les inoffensifs crétins que nous avions choisi d'être. Mais cette rude
pédagogie nous encourageait à poursuivre l'œuvre engagée.


«Mais restez donc sur la Côte d'Azur!»


(NDLB : ou Mais restez donc en Belgique, c’est la même chose)
Notre balade suivante nous avait conduits dans une vallée écartée que
nous avions gagnée en voiture. Nos pas nous avaient mené à toucher le
glacier, nous amusant au passage du jeu des marmottons, nous délectant
de l'irisation des cascades et nous absorbant dans la grandeur des
paysages. De retour au hameau, le surgissement, bien paisible au
demeurant, de notre véhicule (immatriculé en 06, il faut le préciser)
provoqua un mouvement d'effroi dans une famille de promeneurs. Le père
me gratifia d'une apostrophe aussi courte que définitive: «Mais restez donc sur la Côte d'Azur!»


C'était un homme de théâtre assurément, car dans ces quelques mots et
l'intonation qu'il leur avait donnée, il résumait toute son analyse de
la situation. Ma voiture et son immatriculation symbolisaient une région
honnie, terre de perdition que tout oppose à la pureté des origines
dont les Alpes sont le réceptacle. Par une sorte de condescendance
désespérée, il me signifiait que je n'étais pas ici à ma place, que
rien, jamais, ne me permettrait d'y être et qu'il me convenait de
retourner à l'enfer pour n'en plus sortir. Je n'étais qu'un intrus
irrécupérable dans un domaine réservé à quelques élus, dont lui-même et
ses semblables.


J'aurais pu lui faire observer que, sur cette route, la circulation
n'était pas interdite, comme il semblait le croire, mais réglementée,
comme le montrait l'autorisation municipale que j'affichais. J'aurais pu
lui indiquer que cette réglementation visait à faciliter les transports
agricoles et non à privilégier les marcheurs sur goudron. J'aurais pu
lui rappeler que 06 ne désigne pas la Côte d'Azur, appellation
touristique, mais les Alpes-Maritimes, l'un des six départements alpins
de l'Hexagone. J'aurais pu dire bien des choses encore ...


Sans probablement réussir à le convaincre que j'étais autre chose
qu'un indécrottable massacreur du paradis alpin dont lui, qui en
connaissait toute la délicate subtilité, s'affirmait un vigilant
protecteur.


Il ne me restait qu'à dissimuler ma voiture derrière un épais rideau
d'orties et à me satisfaire du devoir accompli. Venir à la rencontre
programmée du crétin et tenter, sans grand espoir, de l'éduquer
continuent d'être de solides motivations pour certains visiteurs des
Alpes. J'avais donné satisfaction à quelques-uns. Mon seul regret,
finalement, tient à ce qu'ils n'aient pas fait preuve de l'humour d'un
Rodolphe Topffer ou d'un Gustave Doré...


Jean-Loup Fontana
source: http://www.buvettedesalpages.be/
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Re: La neige

Message par stephlimousin le Mer 28 Déc 2011 - 18:16

j'ai bien aimé ce texte ok , et ta photo ancienne ou tu poses en habits traditionnels, merci xav large sourire 1
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Re: La neige

Message par Xavier le Mer 28 Déc 2011 - 18:26

oui, je sais, je suis photo hygiénique et je t'emmerde
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Re: La neige

Message par Patrick74 le Mer 28 Déc 2011 - 18:27

loin de moi l'idée d"etre mauvaise langue,mais lou type y resemblerait plus a Jos qu'a Xavier
enfin je dit ça large sourire 1
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Re: La neige

Message par Xavier le Mer 28 Déc 2011 - 18:39

pitin, une parole censée d'un gars de la yaute, je fais une copie d'ecran et j'imprime sur papier glacé

Tu vois encore le bout de tes doigts
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Re: La neige

Message par Patrick74 le Mer 28 Déc 2011 - 20:05

large sourire 1
suis a fond,j'ai même réussi a faire un peu de méca cet apres midi
et toi pas eu besoin d'aspirines
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Re: La neige

Message par Invité le Jeu 29 Déc 2011 - 6:48

Merci pour tout ses textes régionaux super
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Re: La neige

Message par Invité le Jeu 29 Déc 2011 - 23:02

Patrick74 a écrit:loin de moi l'idée d"etre mauvaise langue,mais lou type y resemblerait plus a Jos qu'a Xavier
enfin je dit ça large sourire 1

... nan rien ................... enfin si ..... çà : fucking fucking fucking
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