Du round up et compagnie!

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Re: Du round up et compagnie!

Message par Invité le Jeu 18 Juin - 20:19

Mais bien sûr manhac qu'il vaut mieux manger autre chose. Mais comment ? Il faut polluer pour nourrir les gorets que nous sommes devenus, agglutinés dans les villes.
Et puis dis toi que l'augmentation du taux de cancer et autres saloperies n'est pas du qu'a la cigarette ..

Et oui...
Noël au scanner
Pacques au cimetière.

Et le pire, c'est que nous sommes peu nombreux en rapport à la population totale de la terre à avoir foutu un tel merdier...

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Re: Du round up et compagnie!

Message par Théo65 le Jeu 18 Juin - 20:28

Et bien dans ce cas, je ne vois pas trop de solution ...

Théo65

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Re: Du round up et compagnie!

Message par milou le Jeu 18 Juin - 20:33

Belle métaphore Jeff, de la petite cuillère et de la montagne de merde!! Razz

Je pense Yohan, que les agriculteurs qui utilisant ces intrants chimiques doivent se faire entendre dire de vive voix, par des professionnels de la santé s'il le faut, qu'ils filent le cancer, qu'ils salopent la nature et détruisent une partie de la vie... Il le faut... Il faut les mettre face à leurs responsabilités!
Evidement, ils ne sont pas les seuls!
Evidement ils sont pris dans un engrenage eux-aussi, de rentabilité et autres, et s'ils sont responsables sont-ils pour autant coupables? Comme le dit Jeff, c'est ce système, le coupable... mais dur dur d'y prendre du recul, à moins de vivre dans la marginalité ou autre...Pour autant faut bien y croire que ça peut changer un peu! Sinon...

Concernant l'idée de répondre à la faim dans le monde avec les OGms et compagnie, l'idée de la nécessité des intrants chimiques (je savais pas qu'on appelait ça comme ça!) pour continuer à produire de la boustifaille, non non non mon cher Yohan, sans vouloir être un "ayatollah", je suis non seulement pas d'accord ; mais pour moi ce discours intox véhiculé par les médias et autres, masque une réelle volonté politique de maintenir la dépendance...

Sinon je sais que dans l'eau on retrouve aussi des restes de pillules contraceptives, les saloperies pour vacciner le bétail (qui ont pollué le petit cours d'eau à Léo), et bien d'autres choses qu'on oublie!

Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad

milou

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Re: Du round up et compagnie!

Message par Théo65 le Jeu 18 Juin - 22:01

Tout ou presque est dit dans ces deux films
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et je ne vous parle pas de celui-ci [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Mario65


Dernière édition par Théo65 le Jeu 18 Juin - 22:03, édité 1 fois

Théo65

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Re: Du round up et compagnie!

Message par JOS le Jeu 18 Juin - 22:02

.... la faim dans le monde ...... elle a bon dos la faim dans le monde .......... ceux qui ont vraiment faim qui n'ont pas un minimum de ressource financiere , ben ceux là ils crevent toujours la dalle ..........

on fabrique de la merde pour la vendre et faire des dineros et non pour stopper la faim dans le monde ..... sinon ça se saurait .......... et ce n'est pas le peu des quelques assos reellement actives reussissent a donner aux crevent la dalle qui fera tout ..... malheureusement ..................... le monde est pourri par le fric et ce n'est pas pret de changer ...........


je propose un suicide collectif aux maïs monsanto ........!!!!

JOS
Cascadeur en chef
Cascadeur en chef

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http://www.dgse.fr/

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Re: Du round up et compagnie!

Message par mario65 le Jeu 18 Juin - 22:12

Un site à voir , eux au moins ils savent de quoi il en retourne et je ne pense pas que ce soient tous des babas cools sur le retour [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

--------------------------------
"Quand le dernier arbre sera abattu,quand la dernière rivière sera empoisonnée,quand le dernier poisson sera pêché,alors l'homme s'apercevra que l'argent ne se mange pas."
Géronimo (1819-1909)

mario65
Têtes à bèret

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Re: Du round up et compagnie!

Message par prost le Ven 19 Juin - 8:16

Les agriculteurs polluent avec leurs produits et leurs pesticides les rivières. Mais ce n'est pas de leur faute, c'est l'union européenne qui leur impose d'utiliser ces produits et quelle quantité il faut mettre à l'hectare. Evil or Very Mad

prost

Date d'inscription: 25/03/2008

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Re: Du round up et compagnie!

Message par MinRo le Ven 19 Juin - 9:42

+1 JOS pour le suicide au mais monsanto....

encore que dans quelques années ce sera même plus du suicide puisque monsanto contrôlera la production des matières premières....

MinRo

Date d'inscription: 19/04/2009

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Re: Du round up et compagnie!

Message par pappy-jeff le Ven 19 Juin - 11:36

Tout le monde il est gentil, mais que fait notre ministre de l'environnement?
A oui il pense au remaniement et prie pour avoir un autre porte feuille.
Au fait il faut bien manger et le désherbant n’est pas un engrais.
A+ Arrow

pappy-jeff
Thur bu lent

Date d'inscription: 06/06/2009

http://tocqueur-randonneur.over-blog.com

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Re: Du round up et compagnie!

Message par Théo65 le Ven 19 Juin - 12:14

A force de balancer des saloperies sur nos champs, on a fini par tuer les sols, affaiblir les plantations, on les a rendu complètement dépendantes de nos engrais chimiques justement, mais tout ça est calculé, a qui profite ce besoin en engrais chimique ? Toujours aux mêmes, et je pense que l'agriculture biologique serais amplement capable de nourrir la terre, sauf qu'au lieu de planter du soja pour les bœufs dans les pays du tiers monde, il faut y revenir a des cultures vivrières traditionnelles, ces pays là ne devraient pas avoir besoin des pays "riches" pour les nourrir...

Théo65

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Re: Du round up et compagnie!

Message par Yohan le Ven 19 Juin - 19:34

milou a écrit:
Je pense Yohan, que les agriculteurs qui utilisant ces intrants chimiques doivent se faire entendre dire de vive voix, par des professionnels de la santé s'il le faut, qu'ils filent le cancer, qu'ils salopent la nature et détruisent une partie de la vie...


Ça je pense qu'ils le savent, j'ai un ami dont le père est agriculteur, il lui arrive de passer des nuits à vomir après avoir mis les pesticides...

milou a écrit:
Concernant l'idée de répondre à la faim dans le monde avec les OGms et compagnie, l'idée de la nécessité des intrants chimiques (je savais pas qu'on appelait ça comme ça!) pour continuer à produire de la boustifaille, non non non mon cher Yohan, sans vouloir être un "ayatollah", je suis non seulement pas d'accord ; mais pour moi ce discours intox véhiculé par les médias et autres, masque une réelle volonté politique de maintenir la dépendance...


Bien sûr que les firmes créent une dépendance avec les OGM, que les agriculteurs polluent et que tout pourrait être produit biologiquement normalement mais il faudrait augmenter considérablement les surfaces cultivées...

Yohan
pêcheur débroussailleur

Date d'inscription: 14/10/2006

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Re: Du round up et compagnie!

Message par vince73 le Ven 19 Juin - 21:03

Euh... Oui mais faudrait peut être pas tout poser sur la geule des agriculteurs ( quoi que certains ...).

C'est toujours pareil, il y a toutes sortes de bonhommes dans l'agriculture, on peut d'un coté voir le gros céréalier qui refuse de changer son système intensif parce que ça rapporte, et qu'il respecte la loi.

A l'opposé je peux vous donnez l'exemple d'un collègue éleveur en Chartreuse ( ce n'est pas que une boisson !) qui utilise des méthodes dites "bio" sans pour autant être certifié, parce qu'il fait son métier tel que ses parents et ses grand parents le faisait avant lui, dans le respect de ses terres et de la nature.

Et pendant ce temps l'industrie, les agglomérations, edf, et j'en passe font autant de dégats sur nos cours d'eau.

Tout le monde est responsable de ce qui ce passe, et je pense qu'il faut cesser de trouver l'unique coupable potentiel, mais plutôt agir tous pour trouver des solutions. Et pas dans 40 ans ce sera trop tard !

vince73
Le Savoyard

Date d'inscription: 16/04/2008

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Re: Du round up et compagnie!

Message par Xavier le Ven 19 Juin - 21:35

ben les d'jeun's, faut vous lancer un peu plus! investissez vos AAPPMA

--------------------------------
To vyu ke sin wâ i non laïvre ke se klou.
Tout vieux qui s'en va est un livre qui se ferme.
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Xavier

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Re: Du round up et compagnie!

Message par pappy-jeff le Sam 20 Juin - 9:19

slt à tous
Si vous voulez savoir ce que nous réserve l'avenir, je vous conseil de lire les 2 tomes de "la montagne brisée" de Gilbert Bordes dans toutes les bonnes librairies et autres. Certains diront c’est un roman, oui mais qui représente bien ce que nous allons vivre dans ce monde de détraqués, dérèglement climatique, faim dans le monde et bien sur du profit pour les trusts.
Après la lecture le monde vous apparaitra sous un nouveau jour.
A+ Arrow

pappy-jeff
Thur bu lent

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Re: Du round up et compagnie!

Message par flo84 le Sam 20 Juin - 10:44

Xavier a écrit:ben les d'jeun's, faut vous lancer un peu plus! investissez vos AAPPMA


C'est vrai mais faudrait il encore en avoir le temps... Crying or Very sad

flo84

Date d'inscription: 10/06/2007

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Re: Du round up et compagnie!

Message par jojo69 le Sam 20 Juin - 11:51

JFB a écrit:
Comment voulez-vous de nos jours, qu'un agriculteur soit performant s'il n'utilise pas de saloperies pour accroître son rendement ?
A moins de vivre comme un pelut 68ard ou comme nos anciens en faisant non pas du bio (car le terme me fait bien rire) mais tout simplement de la manière qu'il faut faire c'est à dire comme l'humain l'a toujours fait jusqu'à il y a moins de 100 ans ?
C'est impossible, à moins d'être un assisté de Monsieur Rémi ou de faire du black systématique. Et encore, le mode de vie n'ira pas péter bien haut, et en étant capable de dormir sur un palharot toute l'année dans une tute.


Ben une fois n'est pas coutume, cher Jeff, mais là, TOUT FAUX !

Yohan a écrit:Il y a un paquet de merde...

Comme l'a dit Jeff, si les agriculteurs arrêtaient d'utiliser des pesticides, les rendements seraient divisés par 10, vous vous voyez multiplier les surfaces cultiver par 10, en France ?

Le problème du round up, c'est qu'il est à la porté de tout le monde.

Parce que la famille qui va planter ses 3 tomates et 2 courgettes et qui va désherber son allé au round up, va mettre une quantité largement excessive qui partira dans la flotte...

Tandis que l'agriculteur va pas s'amuser à en mettre une grosse quantité, je peux vous dire que les doses sont calculées très précisément pour la bonne et simple raison que c'est cher !

Si on arrêtait d'utiliser des intrants chimiques, je pense qu'on serait bien embêté pour manger...


Là aussi, pas d'accord du tout, et le fait que des gens comme vous, qui réfléchissent et qui tâchent de s'impliquer, tiennent ce genre de discours montre la toute-puissance du discours unique des rois du round-up, gaillardement transmis d'ailleurs dans les lycées agricoles, et c'est bien cela qui m'effraye le plus...

Bien sûr, ce n'est pas moi, le petit gars de la ville qui connaît à peine la saison des tomates, qui le soutient, mais des agriculteurs eux-mêmes. Je m'explique, et tant pis si ça risque d'être un peu long.



Une collègue et néammoins amie, Honorine Perrino, dotée d'une solide formation en biologie, s'est intéressée de près, il y a quelques années (lorsque c'était bien la mode) aux OGM. Comme, de par sa formation, elle savait à peu près de quoi il retournait, et comme, de par sa culture (elle a bossé un temps à la Confédération Paysanne, je dis ça aussi histoire d'annoncer la couleur), elle n'était pas du genre à fermer sa gueule, elle s'est mise en tête de réaliser un documentaire sur les dangers des OGM. Evidemment, le projet pouvait sembler farfelu, d'autant qu'elle n'y connaissait rien en vidéo. C'est là que je l'ai (un peu) aidée. Le résultat a donné un film qui s'appelle "Qui parle de breveter le vivant ?", quelques infos ici :

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]



C'est, sous une forme très (trop ?) pédagogique, un film passionnant, dont le propos principal est de mettre en avant les risques écologiques liés aux OGM (et autres joyeusetés pesticides), et surtout montrer la manière dont l'industrie agro-alimentaire confisque la diversité du vivant (en posant des brevets, et en faisant interdire la récolte d'espèce historiques ne figurant pas sur la liste des semences "officielles"). Le film fut, dans le cadre certes restreint des cercles agricoles, un gros succès. Si bien qu'une suite lui fut commandée par diverses instances officielles, et c'est là que je veux en venir.



Un nouveau film ("Cultivons notre terre") fut donc lancé, qui pose la question : quelles alternatives aux OGM (sous-entendu : y aurait-il d'autres techniques utilisables ? Et si oui, est-ce qu'elles sont rentables pour l'agriculteur, et sont-elles capables de produire suffisamment pour nourrir la population ?). Parce que, évidemment, nous avions quand même la même vague opinion que celle que vous énoncez plus haut, chers amis, à savoir : à moins d'être un baba cool qui bosse au RMI, pas possible que ce soit rentable. Le projet consistait donc à aller trouver des scientifiques qui bossent sur la question, et surtout, des agriculteurs qui utilisent des méthodes "alternatives" (rigolo, ça ce terme d'"alternatif", quand on sait que les procédés en questions sont juste millénaires, m'enfin bref), et de voir comment ça fonctionnait, ou pas. Le résultat est édifiant.

Comme le projet était de longue haleine (une année de tournage, quand même), on s'est partagés la caméra avec un collègue. J'ai donc pu voir de mes propres yeux (et filmer !) ces fameux "originaux" qui faisaient rien qu'à pas émarger chez Monsanto.




Grosso modo, vraiment très grossièrement résumé, les OGM ont pour avantage :
- d'être résistants au Round Up (donc, a priori, permettent de désherber fastoche)
- d'être productifs au mètre carré (donc, a priori, plus rentables que d'autres espèces)
- de nécessiter moins d'hommes pour mener la culture (donc, a priori, de pas coûter cher en salaire)

Donc, les questions suivantes furent posées :
- Quelle(s) technique(s) utiliser pour optimiser la rentabilité au mètre carré ?
- Quelles techniques utiliser pour diminuer les coûts au mètre carré ?
- Comment faire le meilleur compromis entre coût de production/coût de revient, donc, être rentable ?
Le tout, si possible, en ne générant pas trop de méfaits écologiques.

Eh bien, les amis, figurez-vous que, calculs faits, l'agriculture intensive et chimique perd sur tous les fronts, et que TOUS les agriculteurs rencontrés (je dis bien TOUS), s'en sortent financièrement beaucoup mieux que du temps où ils pratiquaient l'agriculture intensive. Quelques exemples.




Dans l'après-guerre, où nécessité était de très rapidement remettre sur pied une agriculture capable de nourrir la population, on s'est orienté résolument vers l'agriculture chimique. Première démarche dans ce cas, pour le blé par exemple : on laboure à l'automne (ah, la fierté de l'agriculteur devant son champs aux sillons bien parallèles !). Puis, on ensemence, on engraisse, au printemps on désherbe et on engraisse à nouveau, puis récolte, et c'est reparti mon kiki.

Labourer, cela revient à retourner la terre sur environ 60 cm de profondeur. La conséquence en est que la végétation de surface meurt, les racines sont arrachées en dessous aussi, le dessus passe dessous, mais, conséquence de l'absence d'air ("anaérobie") à 60 cm de profondeur, son pourrissement est, sinon impossible, du moins quasi inexistant dans le cadre d'un cycle de moissons. Donc cette végétation ne pourra plus servir comme nutriments à ce qui va pousser. Cela revient donc à faire du champs un milieu neutre, absolument stérile. Sans parler de toutes les petites bêtes, vers de terre en tête, qui sont assez "labouro-incompatibles". Il faudra donc tout apporter au milieu pour que quelque chose puisse pousser dessus (engrais). Cette solution est très pratique lorsque l'on veut faire vite et efficace à cours terme, puisqu'on n'est pas emmerdé par les mauvaises herbes, et qu'on contrôle entièrement le processus. Sauf que...

Sauf que :
- la machine à labourer coûte une fortune
- en gas-oil, aussi
- les engrais à mettre coûtent une fortune
- les espèces de maïs qui réagissent bien à ce genre de culture sont les maïs de monsanto and Co, qui coûtent toujours une fortune, et qui sont absolument incapables de se reproduire (ils ont été pensés pour ça), et qui donc, outre qu'il faudra racheter du grain pour la récolte suivante, ne verront pas des petits "bébé-graines" un peu plus adaptés au milieu que leur parents.

Des paysans ont donc eu l'idée, d'une part d'utiliser des espèces de blé sélectionnées par leur soin, et de tester le "semis direct", c'est-à-dire d'ensemencer plus tard dans la saison (fin octobre à peu près), et de ne pas labourer : la semeuse creuse de mini-sillons, sur environ 10 cmde profondeur, dans lesquels elle dépose aussitôt les grains. Résultat : à cette profondeur, la graine est malgré tout protégée des rudesses de l'hiver par un peu de terre et surtout par la légère végétation qui reste en surface ni trop ni trop peu à ce moment de l'année ; et surtout, le sol, en développant naturellement son cycle biologique, est riche en nutriments, la terre est brassée par les vers de terre, bref, il ne sera pas besoin de mettre de l'engrais.

Le résultat en est que, certes, au mètre carré, il se produit un peu moins de blé que par la méthode intensive. Par contre, si l'on compare la différence de coût, les économies réalisées (pas d'engrais, la machine à labourer en moins, la semeuse coûtant beaucoup moins cher, pas de grains à racheter puisqu'ils utilisent le fruit de la récolte, j'en passe), le mètre carré de blé ainsi produit se révèle beaucoup plus rentable (J'ai plus les chiffres en tête, mais c'est de l'ordre de 5 à 10 % la première année, ça passe à 15 ou 20 % dans les années suivantes, et ça va augmentant, puisque le milieu se régénère progressivement et qu'il ne faut pas racheter du blé.) Pour le désherbage, c'est méthode mécanique : moins cher, c'est vrai qu'il y a un peu plus d'herbes qu'en chimique, et que les blés sont peut-être un peu moins gros que s'ils étaient tout seuls à utiliser les ressources du sol. Mais, encore un fois, on se retrouve malgré tout dans un rapport coût/quantité produite bien meilleur. Donc...

Autrement dit, les agriculteurs ayant opté pour le semi-direct s'en félicitent tous, et je ne parle que du point de vue financier. Parce qu'évidemment d'un point de vue écologique, y'a pas photo.




Un autre exemple, les insecticides : comme dit plus haut, outre que c'est des saloperies, ils coûtent chers, pis faut la machine pour les répandre, quand c'est pas l'avion comme en Amérique du Sud. Eh ben, j'ai vu des types, des paysans, qui achètent des petites boîtes d'insectes bouffeurs de parasites (crévindiou, le nom m'échappe, faut que je revoie le film). En se promenant dans leur champs, ce qui leur permet au passage d'examiner l'état des futures récoltent, ils déposent ces petites boîtes à la main tous les 15 m, et les bouffeurs de parasites naîtront en 2 ou 3 vagues successives, parce que ça a été bien pensé. Bilan : ça coûte beaucoup moins cher, c'est très efficace, et le rapport productivité/coût est encore une fois bien meilleur. Evidemment, c'est moins spectaculaire de se ballader dans son champs pedibus qu'avec une grosse machine, ça fait moins sérieux. Sauf que... c'est plus rentable.


De même, j'ai vu des types qui conservaient et favorisaient les haies, et les jachères, qui, particulièrement pour la culture maraîchère, entretiennent des populations d'insectes friands des sales bêtes qui sont elles-mêmes friandes de fruits et légumes (des "auxiliaires de culture", qu'ils les appellent) ; mais là encore, un champs en jachère, ça fait bordélique, c'est pas dans la culture du tout beau-tout maîtrisé. C'est un peu comme pour la gestion patrimoniale, d'ailleurs : ne rien faire, sauf préserver le milieu, semble le comble de l'hérésie... Et pourtant, dieu sait qu'ils se félicitent du procédé, tant écologiquement que... financièrement.




Bref, j'aurais moult autres exemples, le mieux que je puisse faire pour ne pas allonger cette déjà bien longue contribution, c'est vous renvoyer au film. Mais surtout, n'allez pas croire que ne pas utiliser le trio culture intensive-engrais-pesticides revient à faire dans le baba-cool voué à la non-rentabilité... C'est, bien souvent, le contraire ! Mais bien sûr, les sous ne vont plus dans la poche de massey-fergusson et monsanto, mais dans celle... des agriculteurs !


Et pour lutter contre ces discours dominant, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y a du boulot !


Pour des infos, sur le film, ici :
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ou là :
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Et ici si y'en a des qui voudraient acheter le film, ou en savoir plus sur qui quoi comment :
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jojo69
Barbu n°2

Date d'inscription: 13/03/2009

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